Le bonimenteur de films
“Sous le nom de Nicolas mOuvement, je mêle la parole à l’image pour réhabiliter le bonimenteur de films, fantôme oublié de l’histoire du 7ème art.
Je rappelle son geste, sa contribution dans l’émergence d’un nouveau média, l’élaboration d’un langage.”
Nicolas Dalban-Moreynas
Le bonimenteur commentait autrefois les projections lumineuses, colorait les ‘vues’ de sa parole, les animait du son de sa voix. Tel un conteur, à la fois guide et médiateur, il transformait une expérience visuelle en un récit plus complet, que chacun·e pouvait s’approprier selon ses propres références, émotions et perceptions.
Sa pratique artisanale, manuelle, orale, nous permet aujourd’hui de comprendre les codes et schémas en œuvre dans une narration audio-visuelle.
La mise en récit d’archives par une pratique disparue ne vise pas tant à faire revivre le passé que de rendre sensible le travail même de la mémoire, ce cheminement ondoyant qui façonne notre rapport au collectif, et nous aide à nous projeter.